Thierry Duval

Diplomé des Arts Décoratifs en 1982, illustrateur, puis créatif dans une grande agence de publicité parisienne, Thierry Duval dessine et peint depuis l’enfance. Il fera ses premières créations en utilisant le concept narratif de la bande dessinée à partir de 1980, au début pour quelques fanzines, puis dans divers magazines. En 1990, un grand restaurant italien à Paris le “Raffaélo”, lui commande la réalisation de copies aux pastels de tableaux du peintre de la Renaissance Raffael, c’est peut-être de là que lui viendra son goût pour les grands maîtres de la peinture académique. C’est en préparant le concours d’entrée des Arts Décoratifs de Paris qu’il découvre l’oeuvre du peintre Delacroix, et que lui viendra sa passion pour l'aquarelle. Cette technique va lui donner une belle liberté d'expression. Mais sa manière d’appréhender l’aquarelle n’est pas commune, en effet, son rendu, à l’inverse des aquarelles traditionnelles, dégage une force inhabituelle dans les couleurs et les lumières. Son propos est d’évoquer un « impressionnisme » d’aube ou de crépuscule au gré des thèmes abordés, le tout appuyé par un dessin d’une grande précision. Tous ces critères confèrent aux aquarelles de Thierry Duval une puissance évocatrice, un réalisme peu courant dans l’expression habituelle de l’aquarelle.
L'Orient, Paris et Venise sont pour lui des sources importantes d'inspiration : Pour l'Orient, il y puise, tel Delacroix dans ses carnets de voyages au Maroc, de multiples sujets: les hommes et leur mode de vie Berbére, la magie du voyage, mais aussi la rudesse des paysages baignés par une lumiére chaude. Ses
aquarelles Orientalistes s’apparentent aussi, de part le réalisme des scènes représentées, au peintre Majorelle. En ce qui concerne le thème de son travail sur Paris et Venise, il aime photographier les quais de Seine au petit matin, il aime cette lumière qui filtre sous les ponts de Venise et de Paris, les toits luisants sous la pluie, les silhouettes majestueuses des monuments qui surgissent au détour d’une ruelle, les sons de Paris et de Venise, les péniches, les marchés, les cafés. Il aime observer ces passants solitaires sur le Pont des Arts, il aime s’imprégner de l’automne à Paris. Ce travail photographique, le nourrit et l’inspire dans sa peinture : Cela conduit à un réalisme surprenant : onirique, poètique, nostalgique et intemporel.
La singularité de son travail repose donc sur cette dichotomie entre une grande technicité, un modernisme, (dû au numérique et à ses diverses applications), et à l’inverse, un rendu pictural dont les références s’impregnent plutôt des grands aquarellistes classiques du siècle dernier.
Digne héritier de la grande tradition britannique de l'aquarelle tel que William Turner, Thomas Shotter Boys, William Callow, mais aussi James Holland, l’oeuvre de Thierry Duval est un habile mélange entre hyperréalisme, poésie et raffinement. Thierry Duval est un observateur sensible et précis de la nature et de la ville, attentif à rendre compte des moindres variations de la lumière. Ses aquarelles de scènes urbaines restituent les beautés historiques de Paris ou de Venise, mais aussi leurs côtés insolites et mystérieux.
Depuis 2007, Il expose aux Etats-Unis en californie à Palo-Alto, et participe depuis peu à de nombreux salons en France et à l’étranger. Primé à la 11eme biennale du Salon de l’aquarelle de Belgique. A exposé en novembre 2010 deux œuvres au Grand Palais dans le cadre de “Art en capital”. 1er prix de peinture au 32eme Salon de Chartres 2011. 1er Prix de peinture au 32ème Salon de St Germain les Corbeil 2011. Depuis 2011, exposition de ses aquarelles à la Galerie Suiha à Tokyo Japon. Participe à la 2eme Biennale Internationale d’aquarelle à Shangai Chine. Membre de la Société Française de l’Aquarelle. Membre de la Fondation Taylor.
Site internet : www.thierry-duval.com
Vidéo sur YouTube : http://www.youtube.com/watch?v=0d_nZxDDtZk&feature=player_embedded
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Un hiver brumeux sur la Seine

Thierry Duval

Aquarelle originale - Paris. Format : 38 cm x 27,5 cm. Collection privée. Un peu d'histoire sur la coupole de l'académie française : Fondé par un ecclésiastique, le collège des Quatre-Nations est au XVIIe siècle une institution d’avant-garde. Depuis 1657, Mazarin pensait à un "grand dessin" de bâtiment. Ce qu’on avait pris pour un projet d’agrandissement du Louvre était en réalité un projet de collège et d’académie. Le site de l’ancienne Tour de Nesle était retenu, face au Louvre, offrant ainsi à ce dernier le plus beau des vis-à-vis. Le projet, difficile compte tenu de la forme de la parcelle, présentait une façade circulaire marquée par deux pavillons, dont l’un destiné à accueillir la bibliothèque de Mazarin.
Au centre la chapelle du collège, qui devait accueillir le tombeau du Cardinal, derrière, les cours avec les salles de classes et les logements. Le Vau, grand architecte de son temps, qui avait été chargé du projet d’achèvement du Louvre et à qui avait été confiée la réalisation de Vaux-le-Vicomte et de Versailles, ne connaîtra pas la fin du chantier, notamment la décoration. La pureté de ses esquisses, le classicisme de ses formes, l’équilibre de ses proportions font de cet édifice l’un des plus beaux de Paris, joignant son reflet à celui du Louvre dans les flots de la Seine. Ouvert en 1688, le collège ne semble pas avoir subi de transformations avant la Révolution. Il fonctionna près de 100 ans, accueillant des élèves illustres comme d’Alembert ou Lavoisier. En 1790 les établissements ecclésiastiques d’éducation furent supprimés et le collège fut transformé en prison, retenant David ou Guillotin, avant de servir de grenier à grains. "A foggy winter on the Seine" - Original watercolor - Paris. Size: 15 in x 10,9 in. Private collection. A little history on the dome of the French Academy: Founded by a clergyman, the College of the Four Nations in the seventeenth century a vanguard institution. Since 1657, Mazarin thought of a "big picture" of building. It had been taken for an expansion project at the Louvre was actually a college project and academy. The site of the former Tour de Nesle was held opposite the Louvre, giving the latter the most beautiful vis-à-vis. The project, which is difficult given the shape of the plot, had a circular façade marked by two flags, one to house the library of Mazarin. In the center the college chapel, which was to host the tomb of Cardinal behind courses with classrooms and homes. Le Vau, the great architect of his time, who was responsible for the completion of the Louvre project and entrusted to the realization of Vaux-le-Vicomte and Versailles, do not know the end of the project, including design. The purity of his sketches, the classicism of its forms, its balanced proportions make this building one of the most beautiful in Paris, together with his reflection in the Louvre in the waters of the Seine. Opened in 1688, the college does not seem to have undergone transformations before the Revolution. It worked almost 100 years, hosting illustrious students as d'Alembert or Lavoisier. In 1790 the ecclesiastical educational institutions were abolished and the college was transformed into a prison. My web side : http://www.aquarl.free.fr/

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