claudine delorme

Née à Rennes puis ayant résidé une grande partie de son enfance à Saint-Malo, Claudine Delorme doit en grande partie ses influences de dessinatrice et d’aquarelliste à la beauté et aux variations changeantes de la côte bretonne- et plus précisément de la côte de Penthièvre- . Très encouragée par son père, elle se met très tôt à dessiner et à peindre. Son séjour à Saint-Malo sera important puisqu’elle travaille avec E. Blandin, alors maître reconnu de la caricature des corsaires malouins. Elle y acquiert un art du portrait qu’elle fera fructifier tout au long de sa carrière artistique. Elle perfectionnera sa technique lors d’un stage intensif au château de Pocé-sur-Cise, dont les bords de Loire lui rappelle sa Bretagne natale.
L’aquarelle se prête à merveille aux changements constants du climat et des paysages bretons : voiliers rentrant au port, phare sous la tempête, petites églises perdues dans la végétation, chalutiers en pleine pêche, villages du bord de mer, grandes plages désertes sous la pluie ou le soleil. Il existe une vraie connivence ( Rimbaud aurait parlé de « mariage ») entre la Bretagne et le style si particulier de Claudine Delorme : mariage éphémère entre les rochers et paysages de l’intérieur du pays ( l’ Argoat ) et l’évanescence du bord de mer ( Armor ) due à la marée, aux caprices de la météo et aux jeux changeants du soleil et de la brume. C’est sur son traitement pictural de ces matières qu’elle révèle tous ses talents.
Par contraste, elle appréciera la lumière crue de l’Argentine,( où elle suit son mari) . Danseurs de tango, port de « La Boca », aquarelles sur l’architecture argentine seront les sources de son inspiration. Son séjour ultérieur au Japon marque un changement subit d’atmosphère. A l’exubérance argentine succède la retenue japonaise. Lors de multiples déplacements dans l’archipel et les autres régions d’Asie, elle est conquise par l’architecture ( « Les temples de Kyoto »), l’art des jardins ( « La maison de thé » ), les scènes de rue ( Au Vietnam ) . Elle réalise une exposition temporaire à l’Ambassade de France à Tokyo où elle a l’occasion de rencontrer des artistes nippons.
Mais l’un des points originaux de Claudine Delorme est d’allier peinture personnelle et vocation pédagogique. En Bretagne, en Argentine et au Japon, elle forme des amis au bonheur de la création artistique. Claudine Delorme multiplie les expositions : en Argentine et au Japon, et depuis son retour en France, en Bretagne, à Vincennes (où elle est membre de l’association : « Vincennes Aquarelle »), à la galerie art présent rue Quincampoix , à la galerie salon de thé Mogador dans le marais ,au bar brasserie Carpe Diem rue Jaucourt dans le 12è En 2009, elle remporte le premier prix du Jury de la semaine des peintres vincennois.
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L'etang

claudine delorme

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